Le dodo : star des îles Mascareignes !

© flickrfavorites, Flickr / CC BY-NC-ND 2.0

Officiellement c’est le « dronte de Maurice » dont il est originaire, mais plus simplement le célèbre dodo ! Ne baillez pas ! C’est une histoire truculente qui finit dramatiquement hélas ! Imaginez une énorme volaille, d’un mètre de haut, dix kilos, au plumage bleu gris, aux yeux ronds sur une tête ronde avec un grand bec à l’extrémité crochue. Le tout sur un corps dodu, muni d’ailes atrophiées, terminé par une touffe de plumes arrondies et perché sur deux solides pattes jaunes ! C’est lui !

D’où vient-il ?

Depuis très longtemps il vivait sur Maurice, dont il était un animal endémique, et dans les îles Mascareignes. Il vivait en plaine ou dans les bois, se nourrissant de fruits et autres graines. Le doute subsiste sur l’origine de son nom. Il peut venir d’un mot néerlandais signifiant « paresseux » ou d’une expression portugaise voulant dire « fou, stupide », c’est édifiant ! Les hommes l’ont découvert à la fin du 16ème siècle, cent ans plus tard ils avait disparu : traqué, mangé, anéanti… Si sa viande était modérément appréciée, dure selon certains, succulente selon d’autres, tout le monde était d’accord pour le manger ! Une très bonne raison à cela : il était gros, lent, et pas peureux car il n’avait pas de prédateur… Avant l’arrivée des hommes, de leurs chiens et des rats qui apprécièrent ses œufs.

Aujourd’hui, c’est un objet d’étude scientifique, des musées exposent quelques os ou un squelette entier reconstitué. C’est un exemple probant de l’impact de l’homme sur le milieu animal naturel.
Il est aussi devenu l’animal emblématique de l’île Maurice et une mascotte à la Réunion où il est très populaire, présent dans l’iconographie locale, l’artisanat, la décoration…  Et la brasserie ! « La dodo lé là » ! Clament les affiches pour vendre la bière locale ! Un clin d’œil lui est aussi dédié pendant le Carnaval de Grand Boucan en juillet chaque année ! Le roi Dodo (la reine parfois), de plusieurs mètres de haut ouvre un défilé de chars haut en couleurs. Il est amené jusqu’à la plage des brisants où il est ensuite brûlé pour conclure les festivités ! Le dodo, un héros disparu et paradoxalement omniprésent !

Florence Dissler

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